La cuisine musulmane présente des aspects particuliers bien à elle. En effet, le halal occupe une place importante à leur table. Pour ceux qui ne connaissent pas, le halal regroupe l’ensemble des aliments qui ont été soumis aux normes alimentaires de la religion musulmane. Un aliment ne peut donc pas être consommé par les pratiquants de cette religion si les lois et les traditions islamiques ne l’approuvent pas. Les animaux qui consomment du sang ou de la viande sont ainsi à exclure lorsqu’il s’agit de halal. Et très certainement, c’est la viande répondant aux critères de l’Islam que les musulmans emploient aussi dans la conception des produits comme les charcuteries halal par exemple. Le halal ? De quoi s’agit-il réellement ? 

Attention ! Le halal n’est pas à confondre avec le casher   

Les principes qui guident le halal sont approximativement identiques aux lois casher du judaïsme. « Casher tire son nom de l’expression hébreu kashur, qui indique ce qui est autorisé à être mangé. De même que pour les Juifs, les produits faits de viande de porc sont bannis de l’alimentation musulmane. Ils ne manquent pas d’inscrire la mention « halal » sur leur produit, tout comme ceux où il est inscrit « casher ». Mais ce qui peut paraître surprenant, c’est que ce n’est pas la totalité des produits casher qui peuvent être également halal. Comme le cas des biscuits renfermant de la graisse de bœuf par exemple. Il est possible qu’ils soient classés casher et n’est pourtant pas halal.    

Qu’est-ce qui fait alors leur différence ?  

Les pratiquants de la religion musulmane qui se soumettent aux principes du halal, ne sont autorisés qu’à consommer des animaux qui ont été achevés en parfaite considération d’Allah. La viande casher juive n’est pas ainsi. A l’opposé des musulmans, les Juifs, eux, préfèrent ne pas invoquer Dieu, au moment d’abattre les animaux afin qu’ils soient conformément casher. Les animaux, se nourrissant de graines, qui sont morts au nom d’Allah, sont appelés : « animaux zabiha ». Mais le halal inclut aussi les aliments comme le lait, les légumes, les fruits, les noix, les céréales, le poisson et les légumineuses. Les aliments et les boissons qui ne sont pas à caractère halal, sont considérés comme « haram », c’est-à-dire défendus. Le vin et l’alcool le sont justement. Excepté, dans quelques variantes turques.